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[Lu !] Kiss him, not me ! tome 1, un shojo plein d’humour sur une yaoiste qui s’assume !

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Kiss-Him-not-me-1-tonkam Titre : Kiss him, not me ! vol. 1
Scénario : Junko
Dessin : Junko
Éditeur : Tonkam
Format : 160 pages – N&B
Collection : Shôjo
Genre : Comédie, romance
Date de sortie : 20 janvier 2016
EAN : 978-2-7560-7563-1
Prix : 6,99€
Nb de volumes : 7 (série en cours)


 

Résumé éditeur

Kae est à la fois une Otaku et une Fujoshi (fan de boy’s love), très enrobée et presque inexistante. Un jour, elle est choquée par la mort de son héros de dessin animé préféré et, déprimée, elle s’enferme dans sa chambre plusieurs jour durant. Après une perte de poids assez violente, elle revient au lycée et découvre qu’elle a dorénavant un physique de rêve, qui pourrait s’avérer ravageur…

 

Les volumes de la série
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[tab name= »Critique »]

MANGA – L’auteure de ce manga, Junko, est principalement connue, en France, pour ses sorties Yaoi chez Taïfu ou encore IDP Boy’s love. Pourtant, la voir dans le genre shôjo dans Kiss him, not me ! n’est, au fond, pas très surprenant lorsqu’on lit le résumé de l’histoire.

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Une fujoshi est un terme péjoratif désignant, à la base, le public féminin fan de boy’s love ou yaoi (manga et anime mettant en scène une relation amoureuse entre personnages masculins). Et c’est exactement ce qu’est l’héroïne de cette histoire ! Kae est une jeune fille enrobée qui vit dans un monde où les hommes se mettent forcément en couple avec des hommes. Attirée par l’univers des mangas et des visual novels, Kae s’attache bien plus facilement aux individus en 2D. Jusqu’au jour où l’un de ses personnages favoris meurt. La demoiselle ne s’en remet pas et reste enfermée dans sa chambre une semaine pratiquement sans manger. Quand elle en ressort, elle s’est métamorphosée en une jolie jeune fille que même sa famille ne reconnait pas : elle a perdu du poids de façon significative, dévoilant un visage très mignon qui fait tomber les garçons autour d’elle sous son charme. Kae se retrouve projeter dans un « Real Otome Game ». Un Otome Game* est un jeu vidéo dans lequel l’héroïne est entourée de beaux garçons et, en fonction des réponses données, le garçon avec qui elle termine change.

Pour une « yaoiste » (comme nous les appelons ici), les débuts de ce manga feront forcément sourire. Amusant tant par son côté anecdotique que par les situations rocambolesques dont l’héroïne est victime. Ce sont des situations qu’on a vécu à un moment donnée, des petites choses qui nous font nous reconnaître en elle. Un exemple tout simple dans ce volume 1 : Kae a loupé deux semaines de cours suite à la mort de son personnage préféré. Les vacances d’été arrivent bientôt et elle a économisé toute l’année pour aller au Comiket (Abréviation de Comic Market : la plus grande convention japonaise sur les anime et les mangas, beaucoup basés sur les fanzines et les amateurs.) elle doit donc étudier pour ne pas louper ses examens et être obligée de suivre des cours du soir. L’un de ses quatre soupirants lui propose de l’aide et ils se retrouvent à étudier à cinq dans la chambre de la jeune fille. Chambre dont elle aura dissimulés tous les côtés otaku et fujoshi avant. Parce que s’ils sont au courant du côté otaku de la demoiselle, ils ignorent encore qu’elle aime à lire des mangas mettant en scène des homosexuels. La situation est drôle, on sait pertinemment ce qu’elle ressent pour avoir dissimulé ces mêmes mangas dans sa chambre face aux yeux de parents et amis pendant longtemps. Et finalement, elle se sent beaucoup plus légère une fois qu’ils sont au courant.

Les dessins sont dignes d’un shojo : une héroïne mignonne aux grands yeux bleus, quatre garçons qui ressemblent à des héros de yaoi et un décor passe partout d’école et de ville japonaise classique.

Kae est adorable, son amie « A-Chan » est l’amie de l’héroïne classique dont on ne sait pas grand-chose. Quant aux quatre garçons, ils ont des caractères différents. Ce qu’on peut retenir c’est le changement de comportement flagrant de trois d’entre eux lorsque la demoiselle sera revenue au lycée suite à son deuil virtuel. Les deux premiers sont un duo, le garçon bien sous tous rapports, agréable et gentil qui se montre étrangement entreprenant face à Kae, et le second qui, sous ses airs de « bad boy », ressemble au personnage décédé que la jeune femme à pleurer pendant une semaine. Le troisième est plus jeune que les autres d’un an, il s’occupe de l’infirmerie à l’école et a une personnalité plutôt froide. Quant au dernier, il était ami avec Kae avant son changement et son comportement n’aura pas tant changé que ça lorsqu’elle aura perdu du poids. Il est un peu plus perché que les autres mais la prend comme elle est.

On peut tout de même déplorer quelques petites choses. Premièrement, la rapidité de l’amincissement de la demoiselle. Une semaine. Je veux son secret pour réussir cet exploit, s’il vous plait ! Même sans rien manger, elle n’a pas pu changer de silhouette aussi radicalement en si peu de temps. Un manga autour d’une fille enrobée mais mignonne aurait très bien pu être tout aussi agréable à lire et on aurait encore plus facilement pu se mettre à sa place. Ensuite, l’action va très vite. Les quatre garçons semblent tomber sous le charme de la demoiselle immédiatement alors que chacun d’entre eux la connaissait avant. C’est, au passage, une petite leçon qui nous dit de ne pas nous fier aux apparences, elle a beau être très mignonne, elle reste une otaku (rappelons que les otaku sont mal vus au Japon, les fujoshi et fudanshi (équivalent masculin) encore plus.)

Ce titre est agréable à lire, on passe un bon moment, mais on attend de voir comment il va s’en sortir ensuite. Le côté « yaoi » aura-t-il été juste un tremplin pour un shojo classique ou restera-t-il en fond de l’œuvre ? Sera-t-elle toujours aussi irrécupérable face à ce qu’elle pense des hommes ou évoluera-t-elle de façon positive ? Est-ce là une copie de Otaku Girl ou de Journal d’une fangirl ? Autant de questions auquel le tome 2 de Kiss him, not me ! apportera on l’espère des éléments de réponses. A suivre !

* En France, il y a les Otome Game Amour Sucré et Eldarya qui se basent sur ce système. Beaucoup sont également adaptés en anime comme Uta no Prince-sama ou Brother Conflict.

 

Auteur : Junko
Format : 160 pages – N&B
Editeur : Tonkam
EAN : 978-2-7560-7563-1
Prix : 6,99 €
Date de sortie : 27 janvier 2016

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