[Lu !] Kaijin Reijoh tome 1 de Tetsuya Tashiro – Kurokawa

MANGA // SEINEN – Obsédé par les filles depuis son plus jeune âge, Asuma est un pervers précoce. Quand il apprend qu’il intègre un lycée pour filles, le rêve se transforme rapidement en cauchemar. Scénarisé et dessiné par Tetsuya Tashiro, connu pour Red Eyes Sword Akame ga kill !, Kaijin Reijoh est publié chez Kurokawa. Entre intérêt et curiosité, petit retour sur un premier tome qui laisse perplexe.

Asuma Sudô est un ado très intéressé par les filles. Dès son plus jeune âge, il soulève les jupes des filles pour voir leurs culottes. Surnommé « le monstre pervers », le lycéen qui devine désormais en un coup d’œil les mensurations des jeunes filles galère pour trouver une copine. Il a bien une cible en vue. Il a craqué sur une lycéenne scolarisée au lycée Meidô, exclusivement réservé aux filles. Quand il est invité à l’intégrer sur recommandation, alors même qu’il n’y a aucune raison à cela, il va découvrir que le rêve vire au drame et que les légendes urbaines sont ici bien réelles !

Comme toujours le tome d’ouverture est l’occasion de poser la base du scénario et présenter les principaux personnages. Dans ce premier volume déjà conséquent on découvre donc un monde dans lequel des habitants parfois trop frustrés se laissent engloutir par leur colère et se transforment en « monstres » causant de véritables massacres. Curieusement cela passe relativement inaperçu et comme personne ne semble vraiment s’interroger ou s’en inquiéter, on a plutôt à faire à une légende urbaine. De son côté, le jeune Asuma qui mène sa petite vie tranquille d’ado plein d’ardeur et obsédé par le sexe, mais désespérément puceau, voit sa vie bascule quand il intègre le lycée pour filles Meidô, celui-là même où va la fille pour laquelle il a eu un véritable coup de foudre. Ce miracle (sorti de nulle part mais le héros s’en fiche) qui s’annonçait comme un pass VIP pour le paradis se révèle être une claque. Le voilà confronté à une réalité et des vérités auxquelles il n’était clairement pas préparé.

Asuma, qui essaie de garder son sang-froid pour ne pas céder à ses pulsions et ne pas draguer toutes les nanas sous le nez d’Innami, celle qu’il aime, va vite découvrir que ce « banal » lycée pour filles cache une organisation spécialisée dans l’extermination des « monstres ». Ici, toutes les jeunes filles sont de véritables combattantes armées d’artefacts hérités de serial killers qui leur procurent pouvoir et expertise en combat pour affronter des monstres en tout genre.

Un monstre pour en combattre d’autres

Kaijn Reijoh est un manga harem qui a la particularité de présenter un héros un peu moins coincé qu’à l’habitude dans ce genre. Loin d’être hésitant et timide, Asuma est même encouragé à se comporter comme un pervers sexuel et inviter à laisser sa libido le guider pour ramener ses camarades à la réalité lorsqu’elles se laissent dominer par leurs artefacts et que la conscience des tueurs en série prend le dessus lors de combats ! Car oui, le seul moyen de ramener les nymphes exterminatrices à la réalité lorsqu’elles perdent le contrôle c’est de provoquer chez elles une excitation sexuelle puissante au point de les choquer… et pour cela, Asuma, qui se révèle être en fait un véritable « monstre sexuel » motivé par le désir et non par la mort, est l’homme de la situation.

Une fois le scénario posé, l’auteur enchaîne donc les situations pour présenter les lycéennes et les atouts et procédés que devra déployer Asuma pour apaiser les nymphes et remplir son rôle. Bref, on oscille entre la sidération et le WTF sans trop savoir à qui s’adresse vraiment ce titre.

Pour le coup de crayon, en revanche, rien à redire. Ce premier tome est parfaitement maîtrisé. Les dessins sont très soignés et les scènes de combat particulièrement dynamiques et énergiques.

Au final, le scénario sans le côté sexuel si appuyé serait intéressant à suivre, on pourrait en apprendre plus sur les « monstres » et comment ils existent parce que pour le moment tout cela est passé sous silence. Toutefois à la fin on reste partagé entre la sidération d’un manga à réserver ceux qui aiment reluquer ou bien à des jeunes adultes qui se reconnaîtraient dans Asuma du temps de leur propre adolescence, et garder l’esprit ouvert et lire le tome 2 en espérant que le côté sexy s’estompera tant il n’apporte finalement rien au scénario à un stade aussi explicite, alors qu’un manga un peu coquin peut quand même avoir son charme.

Auteur : Tetsuya Tashiro
Éditeur : Kurokawa
Collection : Seinen
Format : 18,2 x 12,8 cm – 304 pages
Prix : 7,95 €
Date de sortie : 09 juillet 2020

Ender

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Claire "Ender" a fait de la communication son métier. Si sa curiosité professionnelle l'a poussée à créer son blog, c'est bien sa passion de la culture et de l'entertainment qui la motive à le développer au quotidien.

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